Le Point récidive et s’attaque de nouveau à Ségolène Royal.

Après l’épisode du décolleté, il s’en prend maintenant à sa supposée incompétence sur l »Energie.
Et le prétexte est, non pas une déclaration ou une décision de la Ministre, mais seulement de sa participation au comité de crise sur Alstom.

Le Point utilise donc une crise dans une entreprise, dont l’origine remonte aux décisions inconsidérées du précédent Président, pour se payer Ségolène. La perte d’une entreprise française, les licenciements à venir, l’affaiblissement de l’indépendance énergétique de la France, le Point s’en fout. Ce qui l’intéresse, c’est de « se faire » Ségolène .

Tout y est.
D’abord l’accroche: « elle est plus chabichou qu’industrie lourde ». En oubliant que c’était son rôle, voire son devoir en tant que présidente de région de promouvoir ses produits et que le secteur agroalimentaire contribue positivement à la balance commerciale de la France

La photo ensuite: soigneusement choisie, bravo le documentaliste, les yeux un peu écarquillés, les mains en prière devant la bouche, donnant vraiment l’impression qu’elle ne comprend rien à ce qui se passe, voire même qu’elle en a peur.

Le texte enfin:
d’abord une phrase odieuse: elle serait « heureuse » du problème d’Alstom, car cela lui permet d’être dans le comité de crise. Quelle bassesse! Je pourrais dire la même chose de la journaliste: elle est heureuse du problème d’Alstom car cela lui permet de faire un papier.
Ensuite un retour 7 ans en arrière, en allant chercher une phrase dans un débat qui a  duré plus d’une heure. Ok, elle s’est plantée, mais Sarkozy aussi.
Enfin l’amalgame avec les difficultés de Mia Electric. Amalgame en confondant les difficultés d’une start-up qui produit une voiture utilisant l’électricité, avec un groupe industriel qui produit des équipements pour produire de l’électricité. Et là encore, une délectation dans le fait qu’une entreprise est en train de fermer et que la moitié des postes sera supprimée.
Dernier coup de pied de l’âne, en plaisantant sur le fait que l’objectif de 100000 emplois demandés par Ségolène Royal ne commencerait pas en Poitou-Charentes. Là encore, le fait que des chômeurs retrouvent du travail n’est pas la préoccupation du Point.

Voilà pourquoi je trouve cet article répugnant, encore plus que le coup du décolleté.
Pour satisfaire je ne sais quelle antipathie ou servir je ne sais qui, le Point n’hésite pas à utiliser les difficultés de l’industrie française, difficultés largement dues à l’absence de politique industrielle de tout les gouvernements qu’il a toujours soutenu

Pour juger sur pièce, c’est ici

 

 

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